Statut à 2017-12-12 03:31
Vous n'êtes pas logué.

Moyenne des écarts
diff
nom0 nom1
DanB Denis 14.5
Kraep 30.3
kesta 30.2
kobol 16.7
panpa 15.1
Denis Kraep 29.1
kesta 24.9
kobol 9.4
panpa 15
Kraep kesta 20.8
kobol 25.5
panpa 32.9
kesta kobol 24.1
panpa 28.4
kobol panpa 13.1

0 < 10% Code A (accord fort)
10% < 33.3% Code a (accord mitigé)
33.3% < 66.7% Code O (opinion orthogonale)
66.7% < 90% Code d (désaccord mitigé)
90% < 100% Code D (désaccord fort)
-- (Abstention ou pas encore évaluée)

Joueurs les plus actifs
Denis 2706
cocolombo 795
andjety 661
EtienneBeauman 659
kogiii 432



Redico Le conflit étudiant - Québec 2012
Preambule 246 « C'est bien dans les revenus du travail que les inégalités augmentent continuellement. Bien sûr, les inégalités de patrimoine viennent exacerber celles de revenus56 ». La hausse des inégalités salariales se fondent sur deux tendances économiques lourdes : la stagnation des plus faibles revenus salariaux, accompagnée d'une hausse des très hautes rémunérations, hausse d'autant plus forte que l'on escalade la hiérarchie des salaires. La stagnation des revenus des plus faibles revenus salariaux prend la forme d'une précarité croissante de l'emploi, qui génère des périodes de chômage, particulièrement en Europe, et d'une stagnation des salaires, particulièrement aux États-Unis. « Qu'elle prenne la forme de l'inégalité face à l'emploi ou de l'inégalité face au salaire, l'inégalité réelle des revenus du travail a donc augmenté dans tous les pays occidentaux depuis les années 197057 ». Parallèlement, les très hautes rémunérations ont explosé. Entre 1989 et 2000, la rémunération totale d'un PDG a augmenté de 342 % aux États-Unis, alors que le salaire horaire médian n'augmentait que de 5,8 %58. Trois grandes explications sont proposées : premièrement l'effet d'un progrès technique « biaisé ». Dans une perspective néo-classique, les rémunérations salariales sont le reflet de la productivité individuelle. Le progrès technique récent aurait pour effet de favoriser la productivité des plus qualifiés, et de faire stagner celle des moins qualifiés, remplaçables par des machines. Cette explication rend mal compte du fait que la hausse des inégalités est d'autant plus forte que l'on monte vers les très hauts salaires : fortes pour les 10 % des salaires les plus élevés, elle est très forte pour les 1 % et exponentielle pour les 0,1 %. On voit mal comment le progrès technique pourrait cibler si nettement les plus hautes des plus hautes rémunérations. Et on a du mal à penser que la productivité des PDG ait progressé de 342 % en 10 ans. La deuxième grande explication rattache cette hausse des inégalités aux effets de la mondialisation. En mettant en concurrence les travailleurs pauvres des pays les plus pauvres avec ceux des pays riches, la mondialisation aurait pour effet de diminuer les salaires de ces derniers. Au contraire, les salariés les mieux qualifiés profiteraient de la mondialisation, car leurs activités auraient trouvé de nouveaux débouchés sur la planète entière. Là encore, cette explication a fait l'objet de larges critiques, notamment parce que, d'un point de vue économétrique, les effets en termes d'emploi des délocalisations sont très faibles. Enfin, la dernière explication, plus sociologique, met en avant la transformation des rapports de force entre capital et travail depuis 30 ans. Avec le déclin rapide de la classe ouvrière et du syndicalisme, les salariés en bas de l'échelle n'ont plus les moyens de mener des luttes collectives pour leur rémunération. Cette perte d'influence aurait accompagné le passage d'un capitalisme de manager à un capitalisme actionnarial, organisé autour de la production de la valeur pour l'actionnaire 59. Dans ce cadre, la gouvernance des entreprises vise à offrir une haute rentabilité à ses actionnaires. Cela serait la cause de la hausse des revenus financiers, parallèle à la stagnation des salaires. D'autre part, comme le soutient notamment Michel Aglietta, le management supérieur des entreprises se serait servi de cette transformation pour obtenir de très hautes rémunérations, notamment à travers le versement de stocks options qui, en étant indexées sur les cours de la bourse, sont supposées inciter les managers à agir dans les intérêts des actionnaires. La doctrine de la valeur managériale aurait ainsi, paradoxalement, permis une libération du pouvoir des managers et la captation par ceux-ci d'une part de plus en plus importantes des plus values produites60. On peut, enfin, y voir un effet de la baisse des taux d'imposition, considérable aux États-Unis. Baisse qui participe, du reste, du même contexte sociologique et intellectuel que l'accroissement du pouvoir actionnarial.
Proposition Les recherches rapportées dans cet article de Wiki montrent que cet accroissement des inégalités est attribuable à la mondialisation et surtout au changement du rapport de force entre les pharaons du capitalisme et les syndicats et aux dérives fiscales de la rémunération par options d’achat d’actions
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Auteur Kraepelin
Date 2012-06-13
Moyenne des évaluations 85.0

Évaluations actuelles de cette proposition
Denis 75% Modifié 0 fois Frise l'entorse à la Loi 7. Aussi, j'ai remplacé l'expression "les pharaons du capitalisme" par "les riches patrons".
Kraepelin 99.99990% Modifié 0 fois
panpan 80% Modifié 0 fois




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